La question de sanction politique dans l’affaire des athlètes russes

La question de sanction politique dans l’affaire des athlètes russes

La question de sanction politique dans l’affaire des athlètes russes

L’enquête menée par l’Agence mondiale antidopage a suspecté certains  sportifs russes d’avoir subi un système de dopage  lors des jeux olympiques de Sotchi en 2014, et la commission indépendante de l’Agence a décidé alors de priver tous les sportifs russes de JO 2016.

agence-mondiale-antidopage.jpg

Il semble que cette décision a omis certains fondements des règles juridiques internationales, stipulant la sanction individuelle  en cas de dopage. Tel cas laisse penser à une sanction politique  de haut niveau.

Retour sur les évènements liés aux athlètes paralympiques russes

Avant de parler de sanction politique, il s’agit de rappeler certains faits. Toute la délégation russe est globalement sanctionnée et exclue des jeux paralympiques  de Rio (du 7 au 18 septembre 2016). L’institution paralympique a choisi de suspendre purement et simplement le Comité Paralympique Russe. L’intention du Comité International Paralympique  d’ouvrir un dialogue avec les autorités sportives russes n’a pas empêché l’exclusion de la délégation russe.

comite-paralympique-russe.jpg

Le réexamen des 21 échantillons de quelques sportifs russes lors du JO 2014 n’était une allusion pour une décision sans appel. De cause à effet, des jeux Paralympiques concernant exclusivement des athlètes handisports russes ont été entamés parallèlement avec l’ouverture officielle de JO à Rio le 07 Septembre 2016. Dans le programme, les concours inter-russes concernent le foot à 5 et le foot à 7, l’escrime, le tir à l’arc, le triathlon, le tennis, le cyclisme sur piste,  le volley-ball assis et l’équitation. En effet 18 disciplines sont organisées pour que les 263 athlètes russes évincées du JO à Rio puissent s’affronter et démontrer leur forces et techniques.

Pourquoi parlerait-on alors de sanction politique ?

L’éviction de la délégation russe n’a pas suivi les règles internationales antidopage, stipulant que  la sanction est individuelle et non pas collective, encore moins à l’encontre de tout un Etat. La décision est plutôt une sanction politique et non juridique. Pour ne pas confirmer que la décision d’éviction est une décision inhumaine,  les russes la considèrent comme une décision cruelle et sans base réelle, et donc une sanction politique car il n’y a pas de raison valable relative aux sports et au dopage. Les dirigeants politiques des pays sont appelés à méditer sur cette décision qui risque de proliférer  dans d’autres domaines à l’échelon international.